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Lieux à voir

La rue des Tournelles
Cette voie, commençant rue Jean Jaurès et se terminant boulevard Paul Vaillant-Couturier, est la plus ancienne rue de L’Haÿ. C’est dans cette rue que se dressait le château de la Tournelle. Le chimiste Eugène Chevreul habita au numéro 34. Elle s'est appelée rue de la Fraternité sous la Révolution.

La fontaine Bronzac
C'est le 17 mars 1833 que Pierre Bronzac, maire de L'Haÿ, inaugura la fontaine, ramenant l'eau d'une source sur la place du village.

C’est en effet Pierre Bronzac, devenu maire, qui mit fin aux polémiques. Il conçut, finança et réalisa "sa chose". À l’automne 1832 les habitants le virent effectuer de nombreuses visites sur le coteau. Il recherchait, dit-on, de l’eau. Fin octobre au lieu-dit : “le sentier des Saussayes”, il repéra de petites sources. Parallèlement, il coula dans sa forge d’Imphy le bassin et la colonne qui constitueront la future fontaine. En novembre 1832 les travaux de drainage et de captage commencèrent et c’est à l’approche du printemps, le 17 mars 1833 à midi exactement, que la fontaine fut inaugurée par la municipalité avec solennité, tambours et trompettes. L’eau tant attendue par les habitants coulait dorénavant au cœur de la ville. Symbole fort de la commune, la fontaine Bronzac fut intégrée au blason de L’Haÿ-les-Roses.

La maison Empire
A son emplacement, existait au XVIIe siècle un pavillon édifié par un Inspecteur général de la cavalerie royale. Au XVIIIe siècle, l’architecte J.P. Brullé qui a construit le canal de l’Ourcq, a bâti une maison certainement pour lui-même. En 1806, Henry Auguste la remania et construisit les communs. C’est à lui que l’on doit l’aspect actuel du bâtiment Saint Sauveur Despréaux, maire de la commune, puis M. Muller lui aussi maire de L’Haÿ, habitèrent la maison avant qu’elle ne soit acquise par Jules Gravereaux en 1892. Les pièces de réception du rez-de-chaussée ont conservé leur décoration originale. Cette demeure est de nos jours la résidence de fonction du Sous-préfet de L’Haÿ-les-Roses.

Le Moulin de la Bièvre
Il n’y a guère plus d’un siècle les L’Haÿssiens se promenaient le long des rives de la Bièvre et près de son moulin. Depuis sa construction au XIIe siècle tous les anciens plans de L’Haÿ en font mention sur la rivière de la Bièvre.
Le moulin fut comme le four et le pressoir : "banal". Un droit obligeait les paysans à y faire moudre leur grain. Cela permettant au seigneur du lieu de percevoir plus facilement la dîme : elle consistait en une partie du blé moulu ou de sa valeur. Le moulin n’appartenait pas au meunier. Celui-ci en effet versait une redevance afin d’exploiter le moulin pour son propre compte.

Si des moulins à vent existaient aussi dans la région, les moulins à eau eurent raison de ces derniers, trop sujets aux aléas climatiques. L’étiage de la Bièvre permettait en effet une activité quasi permanente des meules. Sous le règne de Louis XIV, le débit de la rivière fut moins important en raison du détournement d’une partie de ses eaux pour alimenter les fontaines de Versailles. Au XIXe siècle, le moulin perdit sa vocation initiale, une tannerie et une teinturerie s’y installèrent. La Bièvre fut alors progressivement polluée par l’urbanisation croissante et les nouvelles activités qui s’étaient considérablement développées le long de son cours. Elle fut couverte, partiellement en 1910 puis totalement en 1953. Le Moulin connut une transformation en laverie de varech puis en laboratoire de produits pharmaceutiques avant son acquisition par la municipalité.

Aujourd'hui rénové, il abrite la Maison des associations culturelles (la MAC), le service patrimoine, le syndicat mixte du versant de la Bièvre, la Maison du patrimoine accueillant des expositions et la salle des fêtes.

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