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Jeudi 11 mars 2010
ANTO
Patrimoine de la ville

Géographie et histoire de la ville

Géographie

Le territoire de L’Haÿ-les-Roses est implanté pour moitié sur la vallée de la Bièvre et pour moitié sur le plateau du Longboyeau. La géographie du village détermine l’agriculture qui s’y développe, jusqu’au début du XXème siècle : culture de vignes sur les coteaux et, sur le plateau, culture de pommes de terre et de céréales. Le village de L’Haÿ s’est construit à la jonction de la vallée et du plateau. Le site du village offre donc, jusqu’au début du XXème siècle, un large panorama sur la vallée de la Bièvre. C’est pourquoi L’Haÿ devient, dès le XVIIème siècle, un lieu de villégiature pour les riches parisiens qui y font édifier des maisons de plaisance.

Histoire

Des fouilles, réalisées dans l’entre-deux-guerres, ont révélé l’existence, à l’est de la ville, d’un habitat néolithique. De l’époque gallo-romaine datent les vestiges de portions d’aqueduc, relevées au sud-ouest du village, vers 1900. Après l’occupation romaine, Clovis, vainqueur, converti au christianisme, aurait distribué une partie importante des terres de l’actuelle banlieue parisienne à l’Eglise de Paris, dont le territoire de notre ville. Le plus ancien document confirmant les droits de l’Eglise de Paris sur les terres de Laiacum est une charte de Charlemagne datée de 798. Le nom de Laiacum ou Lagiacum, qui désigne, au Moyen Age, notre ville, pourrait évoquer un ancien propriétaire de ce territoire, un Romain du nom de Lagius. Au cours des siècles, le petit village de « Lay » se développe, à partir de la rue des Tournelles, la plus ancienne rue de la commune et devient L’Haÿ. La commune participe à l’essor industriel en développant des petites fabriques liées à la nature argileuse de son sol : plâtrières, carrières et surtout 2 briqueteries qui employèrent plusieurs centaines de personnes jusque dans les années 1950. En ce début de XXIe siècle, la ville s’attache à faire revivre ce matériau naturel, chaleureux et écologique comme en témoigne le tout nouvel hôtel de ville. C’est en 1914 que L’Haÿ obtient de devenir L’Haÿ-les-Roses, honorant ainsi la notoriété et l’exceptionnelle beauté de sa nouvelle roseraie.


La Mairie et ses œuvres patrimoniales

La mairie

A l’origine, la mairie était sur la place de l’église, entre la rue des Tournelles et la partie rénovée de l’église. Au début du siècle, la municipalité décida pour l’agrandir, d’acheter au n° 41 de la rue du Val, une ancienne maison de la communauté de Saint Nicolas du Chardonnet. Cette propriété a appartenu à Pierre Claude Amyot, avocat au Parlement, puis de 1819 à 1881 à la famille Flouquet.

Jean-Baptiste Flouquet, maire de L’Haÿ réaménagea la maison qu’il habita de 1843 à 1870. Elle devint par la suite propriété de la famille Veysset. C’est en 1903 que la commune acquit la bâtisse. En novembre 1906 les travaux d’aménagement étaient pratiquement terminés. Elle abritait alors 4 logements, une école de filles, une école de garçons, l’école enfantine et les services municipaux. En 1929, les locaux étant trop exigus, la surélévation d’un étage sera effectuée ainsi que l’habillage du bâtiment en briques pleines. Les ailes abriteront d’un côté le dispensaire Dispan de Floran et de l’autre, la loge du concierge et le poste de police. La mairie restera en l’état pendant près de 60 ans avant une modernisation importante il y a quelques années pour permettre au bâtiment de continuer à accueillir les services municipaux.

Les œuvres patrimoniales de la Mairie

Pour décorer la Mairie, la Ville a acquis les peintures monumentales et le groupe sculpté de la salle des mariages et les verrières de la salle du conseil.

Ces œuvres appartiennent au patrimoine l’haÿssien : leur valeur patrimoniale provient de leur ancienneté, et de leur intérêt pour l’histoire de la Ville et pour l’histoire de l’art. A l’époque de leur création, ces œuvres remportent en effet un grand succès : leurs auteurs sont reconnus par leurs contemporains et l’Etat leur achète des œuvres.

La valeur de ces œuvres patrimoniales uniques est confirmée par les dossiers qui leur sont consacrés dans l’Inventaire Général des monuments et des richesses artistiques de la France. Pour conserver ces œuvres dans notre Ville, des restaurateurs ont procédé à leur dépose, avant la destruction de la Mairie en 2003, puis à leur réintégration dans le nouveau bâtiment.

 
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